Énergie et vitalité – comment les augmenter grâce aux plantes médicinales

Dans mon nouveau coin de pays, le bas du fleuve et plus précisément Rimouski, l’automne semble arrivé ce matin. Une petite pluie arrose les champs récoltés, les fleurs sauvages et médicinales sont presque toutes en graines, et les feuilles des arbres commencent à changer de couleur. Toute la nature semble se préparer à s’endormir. À l’inverse, nous nous activons avec la rentrée scolaire ou de nouveaux projets de travail. Encore une fois, nous semblons vouloir aller à l’inverse du mouvement naturel.
Cette façon de pousser notre corps au-delà du rythme de la nature tend à épuiser nos réserves. Avec les années, les changements de saison peuvent être de plus en plus difficiles; les réserves d’énergie, le sommeil et le système nerveux sont plus fragiles. Les plantes médicinales sont de merveilleuses alliées pour retrouver énergie et vitalité. C’est de certaines d’entre elles, particulièrement intéressantes à l’automne, dont je veux vous parler aujourd’hui. En plus de redonner de l’énergie et de la concentration, elles améliorent la qualité du sommeil et nourrissent nos fonctions immunitaires pour les rééquilibrer et les rendre plus fortes pour l’hiver et ses épidémies de rhumes, grippes et gastroentérites.
Reishi – Ganoderma lucidum
Reishi – Ganoderma lucidum
Le reishi est un champignon médicinal utilisé depuis des centaines d’années en médecine traditionnelle chinoise. Comme pour tous les champignons, la partie récoltée est le fruit puisque ses « racines » appelées mycélium se cachent dans l’humus ou dans les arbres en décomposition. Le reishi, ainsi que les autres champignons médicinaux, sont riches en polysaccarides particulièrement efficaces pour nourrir et équilibrer le système immunitaire. Plusieurs recherches scientifiques démontrent l’utilité du reishi dans l’accompagnement des traitements conventionnels pour le cancer ou afin de diminuer les réactions allergiques et les maladies auto-immunes. Ces constituants actifs sont mieux extraits dans l’eau, par décoction. On peut ensuite faire réduire la décoction pour en faire un sirop ou même déshydrater ce réduit pour en faire une poudre qui peut être mise en capsules ou tout simplement ajoutée à des smoothies.
Outre, son action sur le système immunitaire, le reishi est un grand tonique du Shen (prononcé « chène »). En médecine traditionnelle chinoise, le Shen correspond à l’esprit ou à l’âme et se mesure à l’éclat des yeux. Si le Shen n’est pas en santé, il peut y avoir dépression, insomnie, perte de mémoire ou de concentration, etc. Le reishi est donc bénéfique pour aider tous ces aspects en plus d’aider à améliorer la quantité d’énergie.
Finalement, il est aussi très intéressant comme soutien hépatique. D’autres études ont même démontré son efficacité dans la prévention et le traitement de plusieurs hépatites.
Astragale – Astragalus membranaceus
Tranches de racines d’astragale
Astragalus membranaceus
Les racines d’astragale sont aussi utilisées en médecine traditionnelle chinoise pour nourrir la Rate et le Qi. La Rate sert à extraire le Qi (ou l’énergie) des aliments pour fabriquer le Qi que nous dépensons au quotidien pour le métabolisme normal des cellules et pour fabriquer le Sang. En d’autres termes, cette plante est utilisée lorsqu’il y a de la fatigue surtout accompagnée de lourdeur musculaire, une perte de poids ou une difficulté à prendre du poids, une sensation de froid ou de la difficulté à se réchauffer ou encore une fragilité aux infections respiratoires, urinaires ou digestives.
Mijotées pendant un minimum de 30 à 40 minutes, ces racines ont un bon goût sucré et sont tout à fait adaptées pour les enfants et les personnes âgées ou en convalescence. Le bouillon ainsi obtenu peut être ajouté à des soupes ou on peut utiliser les racines sèches dans la cuisson du riz ou d’autres céréales.
Éleuthérocoque – Eleutherococcus senticosus
Aussi appelée le « ginseng sibérien », les racines de cette plante médicinale donnent de l’énergie rapidement tout en améliorant la qualité du sommeil. En médecine traditionnelle chinoise, on la considère comme un tonique du Qi, de la Rate et du Jing (prononcé « tsing » et qui correspond à nos réserves d’énergie). Prendre cette plante quotidiennement pendant quelques mois permet de remplir les réserves d’énergie de l’organisme pour récupérer plus rapidement en cas d’excès et être plus apte à combattre des infections.
L’éleuthérocoque ne causera pas un excès de Yang comme peut le faire le ginseng américain (P quinquefolius) ou chinois (P ginseng). Ses effets sont plus adaptés à tous. Cette plante est très intéressante pour augmenter la concentration, la mémoire et l’énergie. Comme toutes les plantes adaptogènes, elle aide à diminuer l’hypertension reliée au stress, l’insomnie, le déficit d’attention et l’hyperactivité. Elle augmente aussi l’utilisation en oxygène de nos cellules.
Comment consommer ces plantes médicinales?
Ces trois plantes que je vous ai présentées aujourd’hui gagnent à être extraites dans l’eau sous forme de décoction ou de réduit qui se conservera plusieurs semaines au réfrigérateur. De plus, leur action cumulative devient permanente lorsqu’on les consomme sur de longues périodes de temps sans interruption (trois à six mois).
Il existe bien d’autres plantes médicinales utiles pour retrouver énergie et vitalité, et chacune a ses caractéristiques propres. L’une d’entre elles vous convient sûrement parfaitement. Une consultation avec un herboriste thérapeute accrédité vous permettra de mieux comprendre les plantes médicinales et dechoisir celle qui sera la meilleure pour vous.

Ostéoporose et herboristerie – Nos os peuvent-ils rester solide avec le temps?

Depuis les 20 dernières années l’ostéoporose est passée d’une condition rare affectant les femmes de plus de 65 ans à quelque chose qui pourrait arriver à tous. Mais est-ce vraiment la réalité? Est-ce que nos os se détériorent sans que nous ne puissions rien y changer?

Qu’est-ce que l’ostéoporose?
L’ostéoporose est une condition où les os peuvent perdre jusqu’à un tiers de leur densité. Le tissu restant est poreux et fragile entrainant de la douleur constante et un risque de fractures accru lors d’activités quotidiennes normales comme en marchant ou en toussant. Il y a 20 ans le diagnostique était établit lors d’une fracture suite à un impact mineur, mais de nos jours l’ostéo-densitométrie permet de mesurer la densité osseuse et d’en suivre son évolution. Ce test ne permet pas par contre de différencier entre le tissu osseux calcifié et le tissu sain et donc d’évaluer la solidité et la flexibilité des os. Il peut être intéressant de faire une première mesure et en suivre l’évolution, si la densité osseuse reste stable au fil des ans il n’est pas forcément nécessaire d’intervenir même si elle semble légèrement plus faible que la normale. De plus, évaluer la solidité et la texture des ongles et des cheveux peut donner une idée de la santé des os.
Une résorption du tissu osseux est normale et souhaitable. Ce catabolisme (ou destruction des tissus) permet à l’os de se renouveler (anabolisme ou construction). Les nouveaux tissus sont plus solides et flexibles. Avec l’âge, à partir de la trentaine, le rythme de destruction devient plus grand que la construction de nouveaux tissus d’environ 0,5 à 1 %. À la ménopause et avec la chute d’hormones reproductrices dans l’organisme cet écart peut s’accélérer jusqu’à 1 à 5 %. L’alimentation et les plantes médicinales peuvent grandement améliorer le rapport entre les deux et stabiliser la solidité des os. De plus, l’exercice régulier, en augmentant la demande sur l’os, permet d’améliorer la densité osseuse en favorisant la construction de nouveaux tissus plus solides et flexibles.
Quels facteurs augmentent la fragilité des os?

  1. Stress chronique et destruction des tissus : La perception chronique de la réalité comme étant dangereuse entraine des déséquilibres physiologiques dans l’organisme. Une situation normale peut être perçue comme un danger par perfectionnisme, lorsqu’il y a difficulté d’exprimer les émotions ou lorsque l’envie de plaire est très forte. Pour le corps, que le danger soit réel ou imaginé, l’impact reste le même. À long terme, les glandes impliquées dans la gestion du stress – l’hypothalamus, l’hypophyse et les surrénales – s’épuisent et il s’installe de l’inflammation chronique dans les tissus, mais surtout une augmentation du catabolisme par rapport à l’anabolisme. Dans le cas des tissus osseux, la fabrication de nouveaux tissus diminuent par rapport à leur destruction, les os perdent donc de leur densité. Les plantes médicinales adaptogènes, en diminuant et en réparant l’impact du stress sur le corps, peuvent directement rééquilibrer ces glandes maitresses et augmenter les processus anaboliques de tout l’organisme.
  2. Hypochlorhydrie et mauvaise assimilation des nutriments : L’absorption du calcium et des minéraux nécessite un taux d’acide chlorhydrique important dans l’estomac. S’il n’est pas présent, même avec les meilleurs choix alimentaire ou de supplémentation, le calcium est les autres minéraux nécessaires à la formation des os ne seront pas assimilés. Les causes d’hypochlorhydrie peuvent être variées : stress chronique, manger à des heures irrégulières, mâcher de la gomme régulièrement, médication « anti-acide ». Dans tous les cas il importe de rééduquer le système digestif en consommant des aliments ou des plantes médicinales amers avant les repas. Le goût amer va stimuler la sécrétion de tous les sucs digestifs, dont l’acide chlorhydrique, en plus de stimuler le péristaltisme et la réparation de la muqueuse digestive. En adoptant cette habitude pendant quelques mois l’organisme retrouve une bonne fonction digestive et tous les nutriments sont mieux absorbés. On peut par exemple manger des endives ou de la chicorée, ou encore prendre quelques gorgées d’une infusion de feuilles de pissenlit ou d’une petite décoction de racines de raisin des montagnes avant les repas. Une bonne flore bactérienne est aussi essentielle à l’absorption adéquate des nutriments et la solidité des os.
  3. Carence en Vitamine D : Selon Donald Yance, herboriste américain et auteur du livre Adaptogens in Medical Herbalism, près de 80% de la population Nord Américaine souffre d’une carence en Vitamine D. Des chercheurs de l’Université Harvard à Boston rapportent qu’un apport adéquat en Vitamine D diminue les risques de fractures de la hanche chez les femmes ménopausées, par contre, la consommation de calcium dans l’alimentation ou en supplémentation n’a pas le même effet protecteur (Feskanich et al., American Journal of Clinical Nutrition, 2003).
  4. Sédentarité : Depuis longtemps on sait que l’exercice régulier prévient l’ostéoporose. Le tissu osseux a besoin d’être sous tension pour stimuler son renouvèlement. Des exercices où les os sont sollicités par l’impact, comme la marche, ou la force musculaire, comme la musculation, vont augmenter la fabrication de nouveau tissu osseux. Plus l’exercice est intégré tôt dans la vie, plus les os auront une grande densité avant la ménopause et une meilleure solidité avec l’âge. Après la ménopause, l’exercice reste important puisqu’il permet à l’os de se renouveler et de garder sa solidité.
Santé des os et médecine traditionnelle chinoise
Une faiblesse des os reflète une fatigue de l’énergie des Reins : « les Reins abritent la force de vie des os et de la moëlle ». De plus, selon la médecine traditionnelle chinoise à 49 ans chez la femme, les Reins faiblissent et la ménopause s’installe. Si ces derniers étaient déjà faibles, par hérédité ou par excès de grossesses, de relations sexuelles, de dépense excessive d’énergie ou de maladie, alors la santé des os peut être compromise. On peut constater une faiblesse de Reins par certains signes : dents fragiles, cernes foncées sous les yeux, personnes timides ou facilement apeurées, douleurs lombaires, nycturies, acouphènes, etc. Plusieurs plantes médicinales adaptogènes sont aussi des toniques des Reins, comme le champignon reishi (Ganoderma lucidum), les racines d’ashwagandha (Whitania somnifera) ou l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus). Certains aliments comme les graines de sésame, les noix de grenoble, les algues, les œufs et les crevettes vont aussi nourrir l’énergie des Reins. On peut également faire un bouillon avec des coquilles d’œuf et des écailles de crevettes et l’utiliser comme base de soupe ou pour faire cuire du riz par exemple.
Dans une étude parue dans le Journal of Chinese Medicine 45 femmes ménopausées divisées en deux groupes ont reçu un traitement conventionnel incluant une supplémentation de vitamine D ainsi que de calcium oralement et intra-musculairement. Le premier groupe recevait en plus un mélange de plantes médicinales chinoises pour tonifier le Rein contenant entre autres Rehmanniae glutinosae et Poriae cocos. Après 8 mois de traitements on a pu observé dans le premier groupe une diminution de la douleur ainsi qu’une augmentation de la concentration d’œstrogène. De plus, la densité osseuse s’était améliorée après quatre mois dans les deux groupes et avait continué d’augmenter dans le groupe qui prenait le mélange de plantes médicinales pour être supérieur à l’autre groupe à la fin de l’étude (Zhao Gang et al, JTCM June 2003).
Par ailleurs, si le Qi de la Rate n’est pas suffisant, les nutriments ne seront pas bien extraits des aliments, les os ne pourront pas se reconstruire faute de matériaux. Les plantes médicinales amères stimulent le Qi de l’Estomac pour permettre aux aliments d’être bien assimilés.
Plantes médicinales à favoriser
Feuilles d’ortie
Urtica dioica

Plantes médicinales reminéralisantes : Plusieurs plantes médicinales sont riches en minéraux essentiels à la fabrication du tissu osseux. Elles sont plus efficaces extraites dans l’eau sous forme d’infusion ou de sirop ou encore dans le vinaigre de cidre de pomme biologique.

  1. Ortie – Urtica dioica : Ces feuilles riches en minéraux essentiels à la formation du tissus osseux sont aussi chargées de chlorophylle, de vitamine C, de caroténoïdes et de vitamines B. 
  2. Avoine – Avena sativa : En plus de contenir du calcium, les sommités fleuries d’avoine nourrissent le système nerveux et calment le stress qui contribue à la destruction des os.
  3.  Prêle – Equisetum arvense : Les parties aériennes de la tige stérile de cette plante médicinale riche en silice sont un excellent adjuvant aux autres plantes reminéralisantes et permettent aux nutriments, dont le calcium, de se fixer dans les os et les dents.
Plantes médicinales adaptogènes : En diminuant et en réparant l’impact physiologique du stress sur l’organisme ces plantes ont entre autre la capacité d’augmenter les processus anaboliques et ainsi la formation de nouveaux tissus tout en diminuant la destruction de la masse osseuse. La majorité des plantes adaptogènes gagnent à être extraites dans l’eau, sous forme de décoction longue ou réduit.

  1. Ashwagandha – Whitania somnifera : Les racines de cette plante adaptogène
    Baies d’ashwagandha
    Whitania somnifera

    originaire d’Inde et de la médecine ayurvédique ont la particularité d’améliorer rapidement la qualité du sommeil et de diminuer l’inflammation et la douleur dans le corps. Comme toute adaptogène elles vont augmenter les processus anaboliques et permettre à la densité osseuse de se stabiliser, voir d’augmenter.

  2.  Cordyceps – Cordyceps sinensis : Ce champignon parasite poussait à l’origine sur des insectes. Aujourd’hui il est cultivé mais reste quand même assez onéreux. Un des plus grands tonique chinois, il a la capacité de nourrir l’essence vitale et ainsi prévenir et guérir les maladies liées au vieillissement. Comme il nourrit autant le Yin que le Yang, il convient à tous et peut être utilisé de façon très sécuritaire. Combiné à d’autres grands toniques comme le champignon reishi (Ganoderma lucidum) ou les racines d’astragale (Astragalus membranaceus) ou de ginseng (Panax quinquefolium), son efficacité sera encore plus grande.
Ainsi, combinés à de saines habitudes de vie, les plantes reminéralisantes et adaptogènes sont un soutien efficace pour prévenir et stabiliser la perte de masse osseuse, en plus d’améliorer grandement la qualité de vie à plusieurs niveaux.
Références :
Osteoporosis : a Discussion, Jane Lyttleton paru dans le Journal of Chinese Medicine, 1990.
Yance, Donald, Adaptogens in Medical Herbalism : Elite Herbs and Natural Compounds for Mastering Stress, Aging, and Chronic Disease, Healing Arts Press, 2013.

Quand rien ne va plus dans vos intestins…

 Comme je l’expliquais dans un article précédent, certaines intolérances alimentairespeuvent causer de l’inflammation chronique dans l’intestin. En mangeant l’aliment en cause de façon régulière (même une fois par semaine seulement), cela suffit à faire perdurer l’irritation et les problèmes digestifs : gaz, diarrhées, selles molles, douleurs, constipation.
Évidemment, une des façons de remédier au problème est d’éliminer le ou les aliments en cause pendant au moins six semaines. Plus l’arrêt sera long, plus la muqueuse aura la chance de se réparer et plus les bénéfices seront durables.
Fleur de calendule
Calendula officinalis
Durant cette période d’arrêt pour guérir notre intestin, on peut consommer en infusiondes plantes particulièrement intéressantes pour soigner l’inflammation de lamuqueuse : fleurs de camomille (Matricaria recutita), fleurs de calendule (Calendula officinalis) ou feuilles de plantain (Plantago major ou P. lanceolata). L’infusion est à privilégier puisqu’elle soigne directement le tissu affecté en passant dans le tractus digestif.
Permettre à notre flore bactérienne d’être colonisée de nouveau complète le traitement par les infusions. Pour ce faire, je recommande généralement une supplémentation de bactéries lactiques de plusieurs souches différentes et d’au moins 50 milliards de bactéries par capsule (prendre une capsule au coucher). Il est rare que je recommande un produit en particulier mais, dans ce cas, je me permets de le faire puisqu’après avoir essayé plusieurs produits j’en ai trouvé un qui, tout en offrant un excellent rapport qualité-prix, donne de très bons résultats. La compagnie NOVA, récemment installée au Québec, offre une gamme de produits très efficaces, avec ou sans souches laitières. Ces bactéries vont réparer elles aussi la muqueuse et permettre aux aliments d’être bien digérés pour diminuer la putréfaction et l’inflammation.
Normalement, après avoir suivi ces recommandations pendant trois à quatre semaines les selles devraient être redevenues lisses et fermes, et les inconforts digestifs devraient avoir grandement diminué.
Mais que fait-on si la présence de gaz, de selles molles et d’inconforts perdure?
Il arrive dans certains cas que, malgré un régime strict, l’usage de plantes médicinales et de suppléments pro-biotiques suggérés plus haut, les douleurs, les gaz et l’inconfort digestif perdurent. Trois hypothèses peuvent expliquer cette situation :
  1. Il reste un aliment dans votre régime alimentaire qui déclenche encore une réaction inflammatoire. Observer si les inconforts arrivent plus précisément après avoir consommé un aliment en particulier peut nous mettre sur la bonne piste. 
  2. L’estomac ne produit pas assez d’acide chlorhydrique (hypochlorhydrie). Cela peut survenir à la suite d’un stress chronique ou de mauvaises habitudes alimentaires comme manger à des heures irrégulières ou manger trop rapidement. Cet acide dans l’estomac sert principalement à préparer les aliments dans l’estomac, surtout les protéines et les minéraux, pour qu’ils soient prêts à être digérés par les enzymes suivants lors de leur entrée dans l’intestin. Si cette étape n’est pas bien faite, les aliments ne pourront pas être digérés adéquatement et fermenteront dans l’intestin, ce qui causera des gaz, des inconforts et éventuellement un déséquilibre de la flore bactérienne ainsi qu’une inflammation chronique de la muqueuse. Pour remédier à cette carence il suffit de consommer des plantes médicinales ou des aliments au goût amer (endives, radicchio, laitues amères) avant les repas pour stimuler la sécrétion de tous les enzymes digestifs et améliorer la digestion, l’assimilation et la santé de votre muqueuse digestive.
  3. Certaines bactéries pathogènes se sont installées de façon « permanente » et font perdurer l’inflammation de l’intestin. Ces bactéries peuvent sécréter des matières gélatineuses qu’on appelle des biofilms pour esquiver notre immunité ou les substances anti-bactériennes que nous ingérons pour les contrôler. Il faut alors défaire ces biofilms à l’aide d’enzymes protéolytiques, comme le serratiopeptidase, consommés à jeun, puis déloger les bactéries pathogènes à l’aide de plantes spécifiques comme l’hydraste (Hydrastis canadensis) ou d’huiles essentielles comme l’origan (Origanum vulgare).

Avec ce type de traitement, cela peut prendre plusieurs mois, voire un an, avant que les améliorations ressenties après quelques semaines soient consolidées. Des rechutes sont fréquentes, souvent liées au stress ou à des écarts alimentaires, mais parfois même sans raison apparente. Consulter un herboriste thérapeuteaccrédité permet d’assurer un suivi et de vous aider à voir clair au sujet des différentes hypothèses possibles.

Enterovirus et plantes médicinales

Cet automne un nouveau virus a été détecté par les hôpitaux et centre de soins, il sème l’inquiétude chez les gens par ses effets secondaires puisque les personnes atteintes, surtout si elles avaient déjà des faiblesses au niveau du système respiratoire (asthme, coqueluche, tuberculose, etc.) peuvent avoir des symptômes plus graves.
Ce virus nommé « entérovirus D68 » donne les mêmes symptômes qu’un rhume – écoulement et congestion nasale sans fièvre – mais peut chez les enfants souffrant d’asthme par exemple, entrainer de graves faiblesses respiratoires et un manque d’oxygénation, il est donc important dans ces cas de consulter un médecin.
Comme dans toutes les maladies, la prévention reste la meilleure façon d’éviter ces problèmes :
  • Bien se laver les mains pour diminuer les risques de contagion.
  • Garder les enfants à la maison s’ils sont malades.
  • Essayer de se reposer le plus possible.
  • Diminuer la consommation de sucre, qui affaiblit le système immunitaire, et de produits laitiers, qui augmentent la congestion au niveau des voies respiratoires et donc leur capacité à se défendre contre les intrus comme les virus
  • Prendre une supplémentation en pro biotiques : Il existe plusieurs produits sur le marché adaptés à tous les âges et augmentent l’immunité, donc la protection aux infections.
  • Consommer régulièrement des plantes médicinales qui nourrissent le système immunitaire comme l’Astragale – Astragalus membranaceus, le Codonopsis – Codonopsis pilosula ou le Reishi – Ganoderma lucidum.

Plantes médicinales en début d’infection
Pour qu’elles soient efficaces ces plantes doivent être prises très fréquemment (aux heures ou aux deux heures) – pour un adulte moyen prendre 2 ml de teinture ou une tasse d’infusion toutes les heures par exemple. On peut alterner avec des applications ou des diffusions d’huiles essentielles dans la journée, comme Eucalyptus radiata et Cinnamomum camphora. Une fois que les symptômes diminuent, on peut ralentir la fréquence pour passer à quatre à six fois par jour, mais continuer le traitement quelques jours de plus pour s’assurer d’une guérison complète.
Sureau – Sambucus nigra
Fleurs de sureau
Sambucus canadensis

Baies de sureau
Sambucus canadensis
Les fleurs ou baies de sureau sont un antiviral très puissant, surtout efficace contre les virus de la grippe et du rhume. En plus de contrôler directement le virus dans son mode de réplication, le sureau va diminuer la congestion et les écoulements nasaux. On peut le prendre sous forme d’infusion, de teinture ou de glycéré. Il existe aussi plusieurs produits à base de baies de sureau sur le marché, notamment un sirop de sureau de la marque Suro, fait au Québec.
Thym – Thymus vulgaris
Thym – Thymus vulgaris
Les feuilles de thym, cette fine herbe très connue en cuisine, sont antibactériennes et antivirales. Elles assèchent le mucus des voies respiratoires et peuvent empêcher l’infection virale de dégénérer en infection bactérienne. À consommer un maximum de sept à dix jours consécutifs sous forme d’infusion, de teinture ou de glycéré.
Ail – Allium sativum
Gousses d’ail
Allium sativum
Les gousses d’ail crues sont de puissants antibactériens à large spectre, antiviral, antifongique et antiparasitaire. Contrairement aux autres plantes que l’on prendra plusieurs fois par jour, je suggère en général de manger une à deux gousses crues et fraichement hachées (pour un adulte moyen). Pour les enfants, on peut appliquerune huile faite quelques heures à l’avance sur les pieds des tout petits.Attention, l’ail peut provoquer des chutes de pression chez les personnes qui souffrent de basse pression chronique.

Comme dans toutes les maladies la prévention reste le remède le plus efficace, mais encore une fois, les plantes médicinales sous forme d’huile essentielle, d’infusion ou autre extraction traditionnelle peuvent soulager et guérir si on les utilise correctement. Bon automne!

Insomnie quand tu nous tiens

Avoir des problèmes de sommeil peut être très frustrant et rendre les journées suivantes difficiles au niveau de la concentration, de la mémoire et même de l’humeur. À long terme, un sommeil irrégulier ou non réparateur peut entrainer des déséquilibres hormonaux et une baisse de l’immunité.
Tout d’abord
Avant même de vous parler de plantes médicinales je dois souligner l’importance de certains facteurs qui peuvent paraitre évident mais que je constate régulièrement dans ma pratique :
Éviter les stimulants : Effectivement, plusieurs de mes clients ont vu une grande amélioration de leur sommeil en diminuant et éliminant le café ou autres boissons contenant de la caféine ou autre stimulant.
Consommer une grande quantité de légumes verts : Ils contiennent le magnésium nécessaire au système nerveux pour rester calme. On en retrouve aussi abondamment dans les graines de chanvres.
Couper l’ordinateur, les tablettes électroniques et la télévision : L’écran de ces appareils stimulent – via le nerf optique – directement votre système nerveux. Arrêter leur utilisation quelques heures avant d’aller vous coucher permet à votre organisme de faire une transition vers le sommeil.
Vous avez de la difficulté à vous endormir ou vous rendormir?
En médecine traditionnelle chinoise et en herboristerie, la forme d’insomnie en dit long sur la cause du problème. Si vous avez de la difficulté à vous endormir ou que vous vous réveillez systématiquement entre une heure et trois heures du matin, il se peut que les problèmes de sommeil soient liés à votre foie. En effet, lorsque l’énergie, ou le Qi, du Foie bloque cela entraine ce type d’insomnie. Dans les causes évidentes on pense à un repas trop lourd ou trop tard en soirée ou l’utilisation de l’ordinateur ou de la télévision avant d’aller se coucher, mais ce qui « coince » le plus souvent le foie ce sont les frustrations quotidiennes ou les émotions non exprimées. Tenir un journal en fin de journée, parler à un ami ou consulter un psychothérapeute peut aider à faire circuler toute cette énergie et même vider la tête de toutes les pensées qui tournent sans arrêt et nous empêche de nous endormir. Faire de l’exercice régulièrement contribue aussi à faire circuler le Qi et diminuer l’insomnie.
Pour aider à l’endormissement je recommande des plantes qui soutiennent le foie comme la racine de pissenlit (Taraxacum officinale) ou le rhizome de curcuma (Curcuma longa) prises sur une base quotidienne et accompagnées de plantes médicinales calmantes dont voici quelques exemples :
Scutellaire – Scutellaria lateriflora
Sommités fleuries de scutellaire
Scutellaria lateriflora

Une de mes plantes médicinales calmante préférée, les sommités fleuries de scutellaire, par leur goût amer, aide à faire circuler le Qi du Foie et calmer l’anxiété presque instantanément. Elles nourrissent le système nerveux et à long terme harmonisent les émotions et permettent d’être moins sensible aux stress quotidien. À court terme une dose plus forte (1 à 2 ml de teinture) aide à s’endormir. Dans ce cas je la combine toujours à de la lavande (Lavendula angustifolia) qui est un puissant calmant du système nerveux et un relaxant musculaire et de la mélisse (Melissa officinalis). Ce type de mélange peut être repris au besoin dans la nuit si l’insomnie revient.

Mélisse – Melissa officinalis
Feuilles de mélisse
Melissa officinalis

Les feuilles de cette autre plante calmante peuvent être consommées en teinture, vinaigre ou infusion. Pour un problème chronique d’anxiété ou d’insomnie je recommande souvent l’infusion en journée et la teinture au coucher ou dans la nuit. Une de ses propriétés intéressante est d’aider à se souvenir des rêves, cette porte vers l’inconscient est utile pour prendre des décisions ou travailler sur son monde émotif. En plus d’agir sur le système nerveux, la mélisse soutient la digestion en diminuant la formation de gaz et de ballonnements et aide à combattre les poussées d’herpès.

Vous vous réveillez fréquemment la nuit?
Il se peut que vous vous endormiez facilement mais que vous ayez l’impression de dormir peut profondément ou de vous réveiller au moindre petit bruit ambiant. Un stress chronique ou des quarts de travail variables peuvent entrainer des problèmes de sommeil de ce genre. Comme je l’expliquais dans un article précédent, l’axe entre l’hypophyse, l’hypothalamus et les glandes surrénales peut se dérégler avec le temps et emmener ce type de problème de sommeil. C’est une insomnie qui s’installe graduellement ou après un changement d’habitudes plus important comme la perte d’un emploi ou un accouchement.
Dans ce type d’insomnie, les plantes médicinales privilégiées sont adaptogènes. Elles permettent de retrouver l’équilibre entre ces trois glandes maitresses en nourrissant et soutenant les glandes surrénales. Consommées de façon quotidienne, l’action de ces plantes est en général perçue au bout de trois semaines et est cumulative. Plus la prise de la plante choisie sera longue (mois ou années), plus l’action sera profonde et permanente.
Ashwagandha – Whitania somnifera
Baies d’ashwagandha
Whitania somnifera

Comme son nom latin l’indique, les racines de cette plante sont utilisées pour favoriser le sommeil. C’est la seule plante adaptogène qui aura une action rapide sur le sommeil. Un des usages traditionnels de cette plante est de mélanger 1 c. à thé de poudre de racines à une tasse de lait et chauffer 15 mn. On peut remplacer le lait de vache par un lait végétal au choix (soja ou amande) et la préparation est bue avant le coucher. En plus de favoriser un sommeil rapide et profond l’ashwagandha va nourrir les glandes surrénales et améliorer la tolérance au stress par l’organisme – augmenter la concentration, la mémoire, la résistance au stress ou aux changements et diminuer l’inflammation chronique. Cette plante médicinale peut aussi être utilisée en capsules, teinture ou vinaigre.

Il existe plusieurs autres plantes adaptogènes et certaines comme l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) favorisent un sommeil profond après quelques semaines tout en donnant plus d’énergie dès la première semaine d’utilisation. On peut choisir de la prendre le matin et l’ashwagandha le soir.
Comme plusieurs types d’insomnie sont souvent présents en même temps, on peut superposer les plantes adaptogènes aux plantes calmantes et sédatives. Il existe aussi de nombreuses autres plantes sédatives comme la passiflore, le houblon ou la gentiane. Le travail d’un herboriste thérapeute consiste à choisir les bonnes selon les symptômes et le type de personne qui recherche ce soutien.

Mes fines herbes médicinales préférées – Votre cuisine peut vous soigner!

Toutes vos fines herbes et épices de cuisine ont des propriétés médicinales, le saviez vous? Le 9 août prochain, je donnerai uneformation pour découvrir les vertus de ces plantes et apprendre à fabriquer unvinaigre médicinal dans un magnifique jardin à Bromont. En attendant, je vous présente mes préférées et je vous invite à les essayer. Leur goût est très agréable et leurs effets, nombreux.
ThymThymus vulgaris
Fleurs de thym
Thymus vulgaris
Les feuilles de cette plante médicinale vivace sont un aromate commun dans nos cuisines. Elles renferment de nombreuses propriétés médicinales. Antiseptique puissant des voies respiratoires, le thym est très intéressant en cas d’infection virale ou bactérienne (rhume, grippe, amygdalite, otite, bronchite). On peut le prendre en infusion, teinture ou vinaigre. Pour les enfants, on peut diluer l’infusion dans un jus de fruit. Comme pour toutes les plantes médicinales utilisées pour traiter une infection, il est important d’en prendre une assez bonne dose et, surtout, toutes les heures ou toutes les deux heures pour qu’il y ait un impact sur l’agent pathogène (virus, bactérie, etc.).
Attention : les feuilles de thym sont à éviter durant une trop longue période (plus de trois semaines) ou pour les enfants de moins de deux ans, puisque leurs huiles essentielles peuvent être irritantes pour les reins. Un bain de vapeur peut être utilisé comme solution de rechange pour les tout-petits (ou les plus grands). En versant de l’eau bouillante sur des feuilles de  thym sèches, une vapeur riche en huiles essentielles thérapeutiques s’en dégage. Il suffit de la respirer pour en retirer les bienfaits, puisque ces essences volatiles agissent alors directement sur les voies respiratoires.
RomarinRosmarinus officinalis
Feuilles de romarin
Rosmarinus officinalis
Je crois que le romarin reste une de mes plantes médicinales préférées. Antiseptique comme le thym, il va en plus stimuler la circulation sanguine et ainsi réchauffer les extrémités et emmener plus de

sang et d’oxygène au cerveau pour augmenter considérablement la mémoire et la concentration. On peut prendre une tasse d’infusion ou 1 ml de teinture ou de vinaigre de romarin après le repas du midi, par exemple, pour se redonner un peu d’énergie pour terminer sa journée de travail. Il n’a pas l’effet « adrénergique » du café et n’augmente pas l’anxiété ou les palpitations cardiaques. Chez les personnes en Vide de sang en médecine traditionnelle chinoise, le romarin calme l’anxiété et donne l’impression d’être plus « centré ».

Pour stimuler la circulation du sang, on peut aussi utiliser le romarin en externe. Sous forme d’infusion, il peut servir de produit de rinçage pour les cheveux afin de stimuler leur repousse ou dans un bain de pieds ou de mains, il peut aider à réchauffer les extrémités. Les feuilles de romarin peuvent également être extraites après macération dans l’huile et appliquées sur la peau.
FenouilFoeniculum vulgare
Graines de fenouil
Foeniculum vulgare
Les graines de fenouil constituent la partie la plus médicinale de la plante, car leur concentration en huiles essentielles est plus grande. Pour diminuer les gaz et les ballonnements, on peut consommer ces graines en infusion, teinture ou vinaigre. Les graines de fenouil constituent l’une des rares plantes qui peuvent être données aux nouveaux-nés. Elles sont excellentes pour diminuer les coliques. De plus, comme leurs propriétés passent dans le lait maternel, si la mère en consomme, celles-ci augmenteront la production le lait tout en aidant à diminuer les coliques et les inconforts digestifs du bébé.
Je recommande souvent ces graines dans un bain de vapeur pour calmer la toux, car leur action antispasmodique des muscles lisses diminue la toux sèche non productive. En ajoutant des fleurs de lavande à ce bain de vapeur, vous aiderez toute la famille à mieux dormir.

Maladie de Lyme et plantes médicinales

Depuis plusieurs années maintenant, je reçois des personnes atteintes de la maladie de Lyme. Quand elles viennent d’être piquées par une tique porteuse, le traitement est très efficace et assez court (de quelques semaines à quelques mois). Par contre, pour les personnes souffrant de la forme chronique et qui ont des symptômes depuis quelquesannées, le traitement peut être très long (plusieurs années). La bonne nouvelle, c’est que les plantes médicinales sont efficaces, et les gens retrouvent une qualité de vie rapidement. Cet été, de plus en plus de cas sont répertoriés au Québec, surtout en Estrie.
Je donnerai un atelier le 7août à Bromont pour mieux comprendre la maladie de Lyme, comment la prévenir et latraiter naturellement. En attendant, le présent article vise à répondre à certaines questions qui me sont souvent posées.
Qu’est-ce que la maladie de Lyme
La maladie de Lyme est une maladie causée par au moins trois bactéries de la famille de Borrelia, la Borrelia bugdorferi étant la plus commune en Amérique du Nord. Son nom vient des villes de Lyme et Old Lyme au Connecticut, où elle a été observée pour la première fois en 1975, là où les souches de bactéries s’installent dans les tissus conjonctifs de l’organisme comme parasite. Les symptômes sont nombreux et variés. Ils dépendent du type de bactérie qui a envahi l’organisme, ainsi que des co-infections qui peuvent être présentes : Babesia, Bartonnella, Ehrlichia ou autres.
Le genre Borreliaappartient à la famille des spirochètes, des bactéries présentes sur terre depuis des milliards d’années et qui ressemblent à des vers en forme de tire-bouchon. Cette forme leur permet de se déplacer dans les tissus de tous genres. Ces bactéries affectionnent particulièrement les tissus plus « mous » comme le cartilage du genou ou l’humeur aqueuse des yeux. Elles peuvent « manipuler » notre système immunitaire pour que nous produisions des substances qui détruiront nos propres cartilages et tissus conjonctifs afin de se nourrir – ce qui cause l‘inflammation et l’œdème. Ces bactéries sont très intelligentes et s’adaptent facilement à leur environnement. De plus, elles ont la capacité de s’enkyster, c’est-à-dire de prendre la forme d’un kyste pour survivre dans des conditions où la forme « bactérie » ne survivrait pas (température sous le point de congélation, absence de nourriture, urine des animaux, présence d’antibiotiques, etc.). Ces bactéries produisent des endotoxines qui peuvent être neurotoxiques, mais qui causent surtout beaucoup d’inflammation dans les tissus où elles sont libérées. Ces toxines sont responsables d’une grande partie des symptômes et elles augmentent lorsqu’une certaine quantité de bactéries meurt, ce qui crée ce qu’on appelle le Herxheimer.
Efficacité des tests
La meilleure façon de repérer l’infection reste la marque laissée sur le corps (un cercle rouge avec un rond blanc à l’intérieur), mais ce cercle n’est présent que sur un tiers des personnes infectées seulement. Une autre façon consiste à garder la tique trouvée sur le corps pour la faire analyser et connaître les types de bactéries dont elle était porteuse.
Par contre, dans la majorité des cas, ni la marque rouge sur le corps ni la tique ne seront trouvées ce qui rend le diagnostic difficile. De plus, durant les premières semaines de l’infection, l’organisme ne produit pas assez d’anticorps, ce qui donne des analyses sanguines ayant comme résultat de faux négatifs. Par la suite, certains anticorps disparaissent avec le temps même si les spirochètes sont toujours présents. Les niveaux de spirochètes peuvent être tellement bas que ceux-ci ne sont même pas détectables en biopsie. Finalement, ils peuvent s’enkyster et devenir invisibles. Deux analyses sanguines sont les plus couramment utilisées : Elisa et Western Blot. Le test Elisa ne devrait pas être utilisé puisqu’il est inefficace pour un tel diagnostic. Avec ce test, un grand pourcentage de personnes, un résultat faux négatif, et certaines personnes, de faux positifs. Il est donc à éviter. Le Western Blot reste le plus adéquat, même si 20 à 30 % des personnes infectées obtiendront des résultats négatifs avec ce test. Il faut demander à voir les résultats sur toutes les « bandes » testées.
Dans le cas où la tique n’a pu être identifiée, les symptômes peuvent être une source de diagnostic. À surveiller :
·       Fièvre et douleurs rhumatismales inexpliquées
·       Douleur et enflure des articulations inexpliquées
·       Problème de mémoire et de concentration
·       Fatigue intermittente
·       Insomnie et anxiété
·       Érythème et éruptions cutanées
·       Myélodysplasie
·       Problèmes de dents, troubles menstruels, etc.
Il est aussi faux de croire que la bactérie ne pourra être transmise si la tique est enlevée rapidement (moins de 24 heures).
Prévention
La première chose à faire reste de se couvrir le corps le plus possible en nature et de vérifier en rentrant à la maison s’il y aurait présence de tique sur la peau. Il est suggéré de se faire vérifier le dos au besoin. En période de forte présence de tiques, c’est-à-dire du début de l’été jusqu’en décembre, on peut prévenir une infection en tonifiant le système immunitaire avec de l’astragale, du reishi, ou d’autres plantes.
Comment enlever une tique
sur la peau
Si l’on trouve une tique, il faut l’enlever de cette façon et la conserver pour vérifier si elle est porteuse de spirochètes afin d’orienter le traitement. On peut ensuite appliquer sur la peau une huile essentielle antibactérienne comme de l’huile essentielle d’origan et prendre tout de suite des plantes médicinales.
Infection à court terme
La période d’incubation de la maladie peut varier de quelques jours à quelques années, mais elle dure en moyenne une à deux semaines. Les premiers symptômes ressemblent à une infection virale commune et incluent de la fièvre, des maux de tête et de la fatigue. Une éruption cutanée circulaire peut ou ne pas être présente à l’endroit de la piqure. On ne devrait pas se fier à ce symptôme pour confirmer un diagnostic puisqu’il est fréquemment absent, et ce, malgré la présence d’une infection.
Plantes médicinales à privilégier durant les premières semaines 
Renouée japonaise
Polygonum cuspidatum
·       Eleuthéro (Eleuthérococcus senticosus)
·       Andrographis (Andrographis paniculata)
·       Renouée japonaise (Polygonum cuspidatum). Eh oui! Cette plante envahissante que plusieurs s’évertuent à éliminer au sud du Québec est dotée de propriétés médicinales. Étant anti-bactérienne et anti-inflammatoire, elle fait partie intégrante d’un traitement contre la maladie de Lyme.
Infection à long terme
Comme plusieurs des symptômes à court terme peuvent passer inaperçus, la maladie peut souvent s’installer et perdurer plusieurs années. De plus, comme le temps d’incubation peut être de quelques années, les symptômes peuvent apparaître après une longue période de temps. Le traitement devient alors plus complexe puisque les toxines et les bactéries entraînent des symptômes souvent handicapants physiquement (douleurs, paralysies) ou mentalement (confusion, anxiété, insomnie). Il vaut mieux consulter un thérapeute expérimenté qui pourra vous orienter dans le choix des plantes médicinales, des suppléments et des habitudes de vie qui aident à diminuer les symptômes, à contrôler les bactéries et à tonifier le terrain.

Mes livres préférés sur les plantes adaptogènes

Dans cet article je tiens à vous présenter les deux livres dont je me sers comme référence lorsque je veux parler des plantes médicinales adaptogènes. Pour ceux d’entre vous qui me suivez régulièrement, vous savez sûrement que ces plantes servent à diminuer età prévenir l’impact du stress chronique sur l’organisme (immunité,inflammation, système nerveux et endocrinien).
En quelques phrases, pour les nouveaux, lorsque nous percevons la réalité comme étant dangereuse, ou si nous avons de la difficulté à exprimer nos émotions de façon efficace, il s’ensuit une réponse physiologique avec sécrétion de cortisol par les glandes surrénales. Lorsque cette sécrétion est chronique plusieurs fonctions biologiques sont affectés : déséquilibre immunitaire, endocrinien et du système nerveux. Les plantes médicinales que l’on nomme adaptogènes ont la capacité de prévenir et réparer ces « dégâts » causés par le stress en agissant directement sur les glandes surrénales, l’hypophyse et l’hypothalamus ainsi qu’en régulant la production de cortisol. Ces plantes sont donc aussi utiles lorsqu’il y a une déficience en cortisol (fatigue chronique par exemple), résultant souvent d’une fatigue des glandes surrénales due au stress.
Malheureusement, la bibliothèque d’un herboriste se compose surtout de livres en anglais. Les auteurs étant plus nombreux et la pratique plus active en Amérique du Nord et en Angleterre.
Adaptogens in Medical Herbalism : Elite Herbs and Natural Compounds for Mastering Stress, Aging, and Chronic Disease – Donald Yance, CN, MH, RH (AHG) – 2013
J’ai eu la chance de suivre une formation avec cet herboriste américain, propriétaire d’une clinique en Oregon qui se spécialise dans le traitement du cancer avec les produits de santé naturels. Donald Yance est aussi consultant pour plusieurs cliniques oncologiques intégratives aux États-Unis où les traitements conventionnels de chimiothérapie et radiothérapie sont combinés aux plantes médicinales et suppléments. J’attendais avec impatience la sortie de ce livre cet automne puisque dans ses formations comme dans ses livres, Donald Yance est capable de synthétiser des résultats de recherches scientifiques très récentes avec son expérience de clinicien, tout en faisant des liens entre les différents systèmes physiologiques pour expliquer des processus complexes comme le diabète ou l’impact du stress sur la thyroïde par exemple.
La première partie de ce livre de 658 pages est consacrée au fonctionnement de l’organisme et aux conséquences du stress chronique sur le système cardiovasculaire ou le squelette par exemple, sans oublier notre santé spirituelle – l’auteur ayant été moine franciscain par le passé. Juste cette moitié du livre vaut selon moi son achat. Les notions sont expliquées de façon exhaustive et claire.
La deuxième partie de l’ouvrage se consacre aux différentes plantes médicinales et produits de santé naturels qui peuvent composer un traitement. J’avoue avoir été un peu déçue par le peu de profondeur de chaque monographie, mais c’est compensé par la variété de sujets couvert- ce qui en fait un excellent livre de référence selon moi.
Adaptogens : Herbs for Strength, Stamina, and Stress Relief – David Winston RH (AHG) and Steven Maimes – 2007
Ce deuxième livre plus court mais tout aussi intéressant a été écrit par Steven Maimes (anciennement propriétaire d’un fabricant de produits de santé naturels et aujourd’hui chercheur et auteur) et David Winston (herboriste clinicien – critère important lorsque j’utilise un livre comme référence puisque les plantes médicinales peuvent avoir de nombreux effets en laboratoire ou dans les livres qui ne se traduisent pas toujours par une action concrète dans la pratique). Comme le premier livre dont je vous parlais, la première partie est consacrée à l’explication de phénomènes physiologiques liés au stress et est suivi en deuxième partie de monographies de plantes médicinales adaptogènes et autres utiles pour traiter les déséquilibres découlant de stress chronique.
Étant plus court, ce deuxième livre est aussi plus concis; ce qui est utile lorsqu’on n’a pas forcément beaucoup de temps à accorder à une recherche. Il est aussi écrit dans un langage plus accessible, donc plus facile pour les francophones.
Si vous connaissez des bons livres sur le sujet écrit en français, je vous invite à m’écrire en laissant un commentaire au bas de cet article.

Équilibre, santé et vitalité – deuxième partie

Ces concepts sont connus depuis longtemps maintenant. Déjà en 1936, le professeur canadien Hans Selye avait émis la théorie selon laquelle le stress serait la source de plusieurs maladies chroniques puisqu’il crée des déséquilibres physiologiques importants. Dans les années 1930, en faisant des recherches sur les impacts physiologiques du stress, il avait élaboré une théorie voulant que le corps réagisse aux évènements en trois phases : l’alarme, la résistance et l’épuisement, chacune ayant ses réactions biochimiques propres.
1- Phase d’alarme : Lorsqu’il y a perception de danger ou adaptation à un changement, l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales sont appelées à réagir. Ces dernières produisent plusieurs hormones, dont le cortisol, pour augmenter le métabolisme et nous permettre d’attaquer ou de fuir le danger. Une fois ce dernier passé, le corps retourne à son état normal.
Durant cette phase, les plantes médicinales adaptogènes vont augmenter la vitalité et la réserve d’énergie nécessaires à tous ces processus physiologiques en modulant les sécrétions hormonales, surtout le cortisol. Par exemple, elles vont augmenter la sensibilité de l’hypothalamus à cette dernière pour qu’une moins grande quantité soit nécessaire à l’obtention d’une réponse. De plus, elles réduisent les réactions aux stresseurs, retardant ainsi la phase d’épuisement, et elles nourrissent les glandes surrénales pour contrecarrer une demande accrue de ces hormones.
2- Phase de résistance : Dans cette deuxième phase, l’organisme tente de résister au stress. Les niveaux d’hormones restent élevés et peuvent perturber l’homéostasie et causer des dommages aux organes internes, ce qui rend le corps plus vulnérable aux maladies. L’énergie nécessaire à ces processus diminue avec le temps et entraîne un épuisement physiologique. Comme dans la phase d’alarme, les plantes adaptogènes sont ici très importantes pour soutenir les différentes glandes impliquées et augmenter la vitalité afin de retarder la phase d’épuisement.
3-  Phase d’épuisement : Dans cette dernière phase, la perception de danger dure depuis longtemps. L’organisme a perdu sa capacité d’adaptation, et c’est là qu’on voit apparaître plusieurs problèmes de santé, notamment de la fatigue, de l’insomnie, des déséquilibres immunitaires (maladies auto-immunitaires, infections à répétition, inflammation, etc.). À ce stade, les plantes adaptogènes sont essentielles pour régénérer les glandes surrénales, rééquilibrer les différentes sécrétions hormonales et permettre ainsi de recouver la santé.
Plantes médicinales adaptogènes
Toutes les plantes médicinales dites adaptogènes vont donc, en agissant sur l’axe entre l’hypophyse, l’hypothalamus et les glandes surrénales, augmenter la vitalité et l’énergie, et ramener l’homéostasie. Ainsi, les tissus pourront être réparés, et les divers processus physiologiques, normalisés (pression artérielle, sécrétion de neurotransmetteurs, glycémie, etc.). Ces plantes ont toutes une action cumulative, c’est-à-dire que plus elles sont consommées sur une longue période (trois mois à un an), plus leur action sera profonde et durable. En général les gens voient une amélioration dans leur niveau d’énergie, leur capacité d’adaptation aux changements et la qualité de leur sommeil, après trois à quatre semaines. Mais ces changements ne font que s’enraciner avec le temps. Il est donc très important de continuer la prise pendant plusieurs mois.
Même si elles ont toutes des actions communes par leur mode de fonctionnement, chaque plante sera un peu différente et aura des « spécialités » que je vais tenter de vous décrire. La meilleure façon de savoir ce qu’une plante médicinale a comme effet est de l’essayer pendant une longue période, de cohabiter avec elle et de la laisser imprégner toutes nos cellules. Je vous invite donc à en choisir une qui semble mieux vous convenir pour en consommer au quotidien, sous différentes formes (teinture, infusion ou décoction), au moins jusqu’au printemps, sinon pendant un an. Vous m’en direz des nouvelles.
Rhodiola – Rhodiola rosea
Rhodiola rosea
La racine de cette plante grasse indigène présente dans toute la zone circumpolaire, du Canada à la Sibérie, a été abondamment étudiée pour ses propriétés médicinales, ce qui prouve qu’elle est tout aussi intéressante que le ginseng (Panax ginseng) en tant que plante énergisante, mais sans la sur-stimulation que peut apporter ce dernier. Elle est même plus efficace comme protectrice durant les périodes de stress intense. Elle augmente rapidement l’énergie physique, la concentration et la mémoire. Elle est aussi « cardio-protectrice », c’est-à-dire qu’elle normalise les fonctions cardiaques et aide à guérir les maladies cardiovasculaires en lien avec le stress chronique comme l’hypertension, les AVC et les infarctus. De plus, elle diminue l’anxiété, et c’est une plante de choix dans un mélange contre la dépression, surtout liée à la fatigue et au surmenage.
Parce qu’elle augmente la circulation du sang au cerveau et agit sur l’axe entre l’hypophyse, l’hypothalamus et les glandes surrénales, comme toutes les adaptogènes, le rhodiola est intéressant durant une convalescence à la suite d’un traumatisme du cerveau, d’un déficit d’attention, ou encore pour  prévenir des maladies dégénératives comme celles d’Alzheimer ou de Parkinson. Ses racines possèdent une agréable odeur de rose, mais sont aussi très astringentes. Il est donc important de les combiner à d’autres plantes médicinales pour éviter de trop assécher l’organisme.
Ashwagandha – Whitania somnifera
Whitania somnifera
Cette plante de la famille des solanacées est une plante indigène des régions sèches subtropicales de l’Inde et du Pakistan. Contrairement au rhodiola, les racines d’ashwagandha ont plutôt une action calmante. Comme son nom latin (somnifera) l’indique, cette plante est utilisée pour favoriser le sommeil, autant pour s’endormir rapidement que pour dormir profondément. De plus, ses racines ont une action marquée sur la thyroïde, surtout en cas d’hypothyroïdie.
J’aime choisir l’ashwagandha lorsqu’il y a inflammation ou douleur chronique, surtout si celle-ci est en lien avec une période de stress chronique. Combinée à la racine de curcuma (Curcuma longa), cette plante est très efficace pour contrôler la douleur.
Astragale – Astragalus membranaceus
Semences d’astragale
Astragalus membranaceus
Les racines d’astragale, une plante originaire de Chine, sont utilisées traditionnellement pour améliorer l’énergie et l’immunité. Concrètement, cette plante réchauffe en profondeur et nourrit le système immunitaire pour qu’il combatte plus efficacement les infections. Elle est particulièrement intéressante en cas de fatigue, accompagnée de sensation de froid et de lourdeur au niveau des membres.
Par contre, comme c’est une plante réchauffante, elle est déconseillée en cas de fièvre, d’infection aigüe ou de trop forte chaleur, comme les bouffées de chaleur à la ménopause.
Basilic sacré – Ocimum sanctum
Cette plante originaire d’Inde et d’Asie est une plante adaptogène calmante qui a une grande influence sur le système nerveux. Elle est particulièrement intéressante lorsqu’il y a anxiété et dépression, pour calmer et protéger les glandes surrénales et le système nerveux de l’impact du stress chronique. Contrairement aux autres plantes adaptogènes qui doivent en général être consommées sous forme de décoction, de sirop ou d’extraits concentrés, Les sommités fleuries de basilic sacré peuvent être prises en infusion. De plus, de nombreuses études démontrent son efficacité sur la régulation de la glycémie (hypoglycémie, syndrome métabolique ou diabète).
J’imagine que vous êtes maintenant convaincus, si vous ne l’étiez pas déjà à la fin du premier article. Je voudrais par contre souligner l’importance de combiner ces plantes merveilleuses à une forme d’exercice régulier adaptée à la quantité d’énergie disponible, ainsi qu’à des périodes de méditation ou à des temps d’arrêt complet dans la journée. En effet, ces moments d’immobilité permettent au corps, comme à la nature en hiver, de se régénérer, d’emmagasiner de l’énergie plutôt que de la dépenser et de faire le point pour prendre pleinement conscience de ce qui est important. Ainsi, on peut choisir où cette nouvelle énergie et ce regain de vitalité vont être le mieux employés pour notre bonheur et notre santé.
Références :
Winston, David et S. Maimes. Adaptogens: Herbs for Strength, Stamina, and Stress Relief. Healing Arts Press, 2007.
Yance, Donald. Adaptogens in Medical Herbalism – Elite Herbs and Natural Compounds for Mastering Stress, Aging and Chronic Disease. Healing Arts Press, 2013. 

Ma fille a fait une gastro…

Quel bonheur pour une maman herboriste de redécouvrir une plante à travers le regard de sa petite fille! La mienne a eu une petite gastro – sa première à vie à six ans, je crois que je suis chanceuse… Pour ce dernier article juste avant Noël, et pour soutenir tous les parents qui accompagnent un enfant avec une gastro entérite, j’ai voulu vous partager cette nouvelle redécouverte.
Qu’est-ce que la gastro
En général, cette infection bénigne est causée par un virus qui crée de l’inflammation dans la muqueuse du système digestif, d’où son nom gastro (pour estomac) et entérite (« entér » : pour intestins et « ite » : pour inflammation). C’est cette irritation qui va causer les symptômes désagréables de nausée, vomissements, inconforts et douleurs et diarrhées. En prévention bien sûr les mesures d’usages seront très utiles comme se laver les mains souvent, surtout avant de manger. Les suppléments de pro biotiques aussi seront très efficaces. En général je suis au courant de ces vagues de « gastros » qui tournent autour de ma famille et j’en donne à ma fille tous les jours pendant que tous sont malade autour de nous, expliquant peut être sa résistance jusqu’à cette fois ci où j’ai réagis trop tard.
Une fois l’infection installée
L’hydratation est importante surtout si l’enfant vomis souvent et a de la diarrhée. En effet, il perdra beaucoup de liquides de cette façon et les remplacer sera primordial pour éviter qu’il ne soit déshydraté et que d’autres problèmes surviennent.
Feuilles de mélisse
Melissa officinalis
Mais la plante que j’ai redécouverte en fin de semaine est la mélisse (Melissa officinalis). C’est en caressant doucement le ventre de ma fille que son image m’est revenue. Je la recommande régulièrement pour l’anxiété ou l’insomnie et pour ses propriétés calmantes et sa capacité de calmer notre « petit hamster mental » ou les pensées incessantes. Mais les feuilles de mélisse sont aussi anti virales, digestives et surtout anti émétiques (ou anti nausées). La plante parfaite dans cette circonstance.
J’ai donc tout de suite fait une infusion à ma fille et lui en ai proposé. J’étais sceptique parce qu’en général elle ne veut pas boire de tisanes mais elle en a tout de suite pris et m’en a redemandé à plusieurs reprises dans la nuit et la journée suivante. J’étais touchée par son envie de cette plante, même au milieu de ses rêves…
La mélisse a un goût très agréable, légèrement citronnée (d’où son nom anglais : lemonbalm) et prise à la fin d’un repas elle aidera à la digestion et à la diminution de crampes, gaz et ballonnements. On peut la donner aux enfants dès l’âge de un an et elle convient à tous. Elle peut aussi être prise en glycéré, vinaigre ou teinture et bien sûr, on peut en prendre pour le plaisir, sans raisons de santé!
Joyeuses fêtes et mes meilleurs vœux de santé!