Comme je l’expliquais dans un article précédent, certaines intolérances alimentairespeuvent causer de l’inflammation chronique dans l’intestin. En mangeant l’aliment en cause de façon régulière (même une fois par semaine seulement), cela suffit à faire perdurer l’irritation et les problèmes digestifs : gaz, diarrhées, selles molles, douleurs, constipation.
Évidemment, une des façons de remédier au problème est d’éliminer le ou les aliments en cause pendant au moins six semaines. Plus l’arrêt sera long, plus la muqueuse aura la chance de se réparer et plus les bénéfices seront durables.
Fleur de calendule
Calendula officinalis
Durant cette période d’arrêt pour guérir notre intestin, on peut consommer en infusiondes plantes particulièrement intéressantes pour soigner l’inflammation de lamuqueuse : fleurs de camomille (Matricaria recutita), fleurs de calendule (Calendula officinalis) ou feuilles de plantain (Plantago major ou P. lanceolata). L’infusion est à privilégier puisqu’elle soigne directement le tissu affecté en passant dans le tractus digestif.
Permettre à notre flore bactérienne d’être colonisée de nouveau complète le traitement par les infusions. Pour ce faire, je recommande généralement une supplémentation de bactéries lactiques de plusieurs souches différentes et d’au moins 50 milliards de bactéries par capsule (prendre une capsule au coucher). Il est rare que je recommande un produit en particulier mais, dans ce cas, je me permets de le faire puisqu’après avoir essayé plusieurs produits j’en ai trouvé un qui, tout en offrant un excellent rapport qualité-prix, donne de très bons résultats. La compagnie NOVA, récemment installée au Québec, offre une gamme de produits très efficaces, avec ou sans souches laitières. Ces bactéries vont réparer elles aussi la muqueuse et permettre aux aliments d’être bien digérés pour diminuer la putréfaction et l’inflammation.
Normalement, après avoir suivi ces recommandations pendant trois à quatre semaines les selles devraient être redevenues lisses et fermes, et les inconforts digestifs devraient avoir grandement diminué.
Mais que fait-on si la présence de gaz, de selles molles et d’inconforts perdure?
Il arrive dans certains cas que, malgré un régime strict, l’usage de plantes médicinales et de suppléments pro-biotiques suggérés plus haut, les douleurs, les gaz et l’inconfort digestif perdurent. Trois hypothèses peuvent expliquer cette situation :
  1. Il reste un aliment dans votre régime alimentaire qui déclenche encore une réaction inflammatoire. Observer si les inconforts arrivent plus précisément après avoir consommé un aliment en particulier peut nous mettre sur la bonne piste. 
  2. L’estomac ne produit pas assez d’acide chlorhydrique (hypochlorhydrie). Cela peut survenir à la suite d’un stress chronique ou de mauvaises habitudes alimentaires comme manger à des heures irrégulières ou manger trop rapidement. Cet acide dans l’estomac sert principalement à préparer les aliments dans l’estomac, surtout les protéines et les minéraux, pour qu’ils soient prêts à être digérés par les enzymes suivants lors de leur entrée dans l’intestin. Si cette étape n’est pas bien faite, les aliments ne pourront pas être digérés adéquatement et fermenteront dans l’intestin, ce qui causera des gaz, des inconforts et éventuellement un déséquilibre de la flore bactérienne ainsi qu’une inflammation chronique de la muqueuse. Pour remédier à cette carence il suffit de consommer des plantes médicinales ou des aliments au goût amer (endives, radicchio, laitues amères) avant les repas pour stimuler la sécrétion de tous les enzymes digestifs et améliorer la digestion, l’assimilation et la santé de votre muqueuse digestive.
  3. Certaines bactéries pathogènes se sont installées de façon « permanente » et font perdurer l’inflammation de l’intestin. Ces bactéries peuvent sécréter des matières gélatineuses qu’on appelle des biofilms pour esquiver notre immunité ou les substances anti-bactériennes que nous ingérons pour les contrôler. Il faut alors défaire ces biofilms à l’aide d’enzymes protéolytiques, comme le serratiopeptidase, consommés à jeun, puis déloger les bactéries pathogènes à l’aide de plantes spécifiques comme l’hydraste (Hydrastis canadensis) ou d’huiles essentielles comme l’origan (Origanum vulgare).

Avec ce type de traitement, cela peut prendre plusieurs mois, voire un an, avant que les améliorations ressenties après quelques semaines soient consolidées. Des rechutes sont fréquentes, souvent liées au stress ou à des écarts alimentaires, mais parfois même sans raison apparente. Consulter un herboriste thérapeuteaccrédité permet d’assurer un suivi et de vous aider à voir clair au sujet des différentes hypothèses possibles.

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