Comme je l’expliquais dans un article paru dans le dernier numéro du webzine Covivia, l’inflammation chronique ou les désordres glycémiques sont responsables de plusieurs maladies dégénératives comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, la maladie d’Alzheimer ou Parkinson. Mais ces deux déséquilibres s’alimentent aussi l’un l’autre : l’inflammation chronique augmente la résistance à l’insuline et vice versa créant une synergie qui peut accélérer l’évolution de ces maladies dégénératives. Heureusement, quelques changements simple dans les habitudes de vie et dans l’alimentation, jumelés à des plantes médicinales peuvent avoir un impact très bénéfique.
Comment agir sur ces déséquilibres de
façon simple et concrète
1. Éliminer les aliments à index glycémique élevé :
L’alcool ainsi que tous les aliments fabriqués à partir de farines
raffinées et contenant du sucre sont rapidement absorbés par l’organisme créant
une augmentation du taux de glucose sanguin. Le corps sécrète alors de
l’insuline pour gérer ce glucose. À la longue, ces montées et descentes en dent
de scie du taux de sucre dans le sang entrainent une résistance à l’insuline et
de l’inflammation chronique. Pour contrer cet effet, pensez plutôt à manger
plus de légumes verts et colorés ainsi que des aliments contenant de bons gras
(petits poissons, noix et graines biologiques) qui aident à garder un taux de
glucose sanguin plus stable et par le fait même à rééquilibrer la glycémie.
2. Faire de l’exercice :
De plus en plus d’études scientifiques rapportent les bienfaits de l’exercice sur la diminution de la résistance à l’insuline[1] et l’inflammation chronique[2]. L’essentiel pour obtenir des résultats intéressants est la régularité : 45 à 60 minutes quatre à six fois par semaines.
3. Éliminer le gluten et les produits laitiers :
Ces aliments ont tendance à causer de l’inflammation dans la muqueuse de l’intestin. Cette inflammation chronique peut augmenter la résistance à l’insuline et les désordres glycémiques ou créer une réponse immunitaire sous clinique entrainant à long terme de l’inflammation chronique systémique (cancer, maladies cardiovasculaires, etc.)[3]. Ce sujet à la mode mériterait à lui seul un article complet pour en saisir vraiment l’ampleur; j’y reviendrai dans l’avenir.
4. Améliorer sa gestion du stress :
2. Faire de l’exercice :
De plus en plus d’études scientifiques rapportent les bienfaits de l’exercice sur la diminution de la résistance à l’insuline[1] et l’inflammation chronique[2]. L’essentiel pour obtenir des résultats intéressants est la régularité : 45 à 60 minutes quatre à six fois par semaines.
3. Éliminer le gluten et les produits laitiers :
Ces aliments ont tendance à causer de l’inflammation dans la muqueuse de l’intestin. Cette inflammation chronique peut augmenter la résistance à l’insuline et les désordres glycémiques ou créer une réponse immunitaire sous clinique entrainant à long terme de l’inflammation chronique systémique (cancer, maladies cardiovasculaires, etc.)[3]. Ce sujet à la mode mériterait à lui seul un article complet pour en saisir vraiment l’ampleur; j’y reviendrai dans l’avenir.
4. Améliorer sa gestion du stress :
Le stress chronique, en permettant une sécrétion trop fréquente de
cortisol, va augmenter l’inflammation chronique ainsi que la résistance à
l’insuline. Une des façons les plus simple de diminuer cette sécrétion est la
respiration profonde. En effet, en gonflant l’abdomen à l’inspiration, le
diaphragme descend et il s’ensuit une réponse automatique où la sécrétion de
cortisol et l’état d’urgence sont diminués. Quand vous vous surprenez à être
tendu prenez l’habitude de faire sept à dix respirations profondes. Encore une
fois, plus cette façon de respirer devient fréquente, plus les bénéfices seront
grand sur l’inflammation et la glycémie, mais aussi sur votre bien-être général.
Les plantes médicinales qui aident à
régulariser inflammation chronique et glycémie
Certaines
plantes médicinales agissent sur l’organisme au complet en régularisant l’axe
hormonal entre l’hypothalamus, l’hypophyse et les surrénales (axe HHS). Ce sont
les plantes médicinales adaptogènes. Le terme adaptogène a d’abord été défini
en 1947 par un chercheur russe Dr. Nicolai Lazarev comme étant une substance
permettant à l’organisme de s’adapter plus facilement aux changements et ainsi
le protégeant des effets négatifs du stress[4].
En permettant à l’organisme de retrouver son équilibre hormonal, ces plantes
médicinales si prises sur une longue période de temps (trois semaines à
plusieurs mois) vont diminuer l’inflammation chronique et la résistance à
l’insuline, mais aussi tout autre problème qui pourrait être présent comme
l’infertilité, l’hypothyroïdie, l’insomnie, la fatigue, les allergies, etc.
Il
existe de nombreuses plantes médicinales adaptogènes, mais celles que j’ai
choisi de vous présenter sont plus indiquées pour les déséquilibres traités
dans cet article :
Ginseng
américain – Panax quinquefolius
| Ginseng américain sauvage Panax quinquefolius |
Basilic
sacré – Ocimum sanctum
Une
autre plante médicinale adaptogène qui nous vient de l’Ayurveda, médecine
traditionnelle indienne, et qui peut facilement être cultivée au Québec. Ce
sont les sommités fleuries qui sont traditionnellement utilisées et étudiées et
on peut la consommer sous forme d’infusion ou de teinture médicinale (extrait
concentré dans l’alcool). Comme plante médicinale adaptogène, le basilic sacré
équilibre les fonctions endocrines de tout l’organisme. Elle est très étudiée
pour sa capacité à régénérer et protéger le système nerveux – maladie
d’Alzheimer, Parkinson, hyperactivité, déficit d’attention et dépression
nerveuse. Elle est aussi très utile pour diminuer l’inflammation chronique et
régulariser la glycémie.[5]
Les sommités fleuries de basilic sacré conviendront à presque tout le monde,
surtout s’il y a tendance à l’anxiété ou à l’insomnie. Elles apporteront aussi un
effet plus soutenu si elles sont prises sur une période d’au minimum trois
mois.
Curcuma
– Curcuma longa
![]() |
| Rhizome et poudre de curcuma Curcuma longa |
En
terminant, ajouter des plantes médicinales à son quotidien est relativement
facile. Par contre, changer son alimentation, faire de l’exercice ou améliorer
sa gestion du stress peut demander plus de discipline et de persévérance.
Donnez vous du temps, intégrez un changement à la fois, mais surtout soyez
persévérant. C’est l’effet répété dans le corps de tous ces facteurs qui
donnera un résultat bénéfique et durable.
[1] Yassine et al., Effects
of Exercise and Caloric Restriction on Insulin Resistance and Cardiometabolic
Risk Factors in Older Obese Adults — A Randomized Clinical Trial, Journal of
Gerontology: MEDICAL SCIENCES, 2009. Vol. 64A, No. 1, 90 – 95
[2] Teixeira de Lemos et al., Regular
Physical Exercise as a Strategy to Improve Antioxidant and Anti-Inflammatory
Status: Benefits in Type 2 DiabetesMellitus, Hindawi Publishing Corporation, Oxidative
Medicine and Cellular Longevity, Volume 2012, Article ID 741545, 15 pages
[4] Winston, David
et Steven Maimes, Adaptogens : Herbs for Strength, Stamina and Stress
Relief, Healing Arts Press, 2007, p. 17
[5] Sethi et al.,
Evaluation of Hypoglycemic and Antioxydant Effect of Ocimum sanctum, Indian
Journal of Clinical Biochemistry, 2004,19 (2), 152-155.
[6] Aggarwal, B.,
Targeting Inflammation-Induced Obesity and Metabolic Diseases by Curcumin and
Other Nutraceuticals., Cytokine Research Laboratory, University of Texas, 2011.



