Formations et consultations en herboristerie et massage énergétique chinois

17 mai 2013

Désordres glycémiques et inflammation : deux alliés malfaisant – suite et fin




Comme je l’expliquais dans un article paru dans le dernier numéro du webzine Covivia, l’inflammation chronique ou les désordres glycémiques sont responsables de plusieurs maladies dégénératives comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, la maladie d’Alzheimer ou Parkinson. Mais ces deux déséquilibres s’alimentent aussi l’un l’autre : l’inflammation chronique augmente la résistance à l’insuline et vice versa créant une synergie qui peut accélérer l’évolution de ces maladies dégénératives. Heureusement, quelques changements simple dans les habitudes de vie et dans l’alimentation, jumelés à des plantes médicinales peuvent avoir un impact très bénéfique.
Comment agir sur ces déséquilibres de façon simple et concrète

1. Éliminer les aliments à index glycémique élevé :
L’alcool ainsi que tous les aliments fabriqués à partir de farines raffinées et contenant du sucre sont rapidement absorbés par l’organisme créant une augmentation du taux de glucose sanguin. Le corps sécrète alors de l’insuline pour gérer ce glucose. À la longue, ces montées et descentes en dent de scie du taux de sucre dans le sang entrainent une résistance à l’insuline et de l’inflammation chronique. Pour contrer cet effet, pensez plutôt à manger plus de légumes verts et colorés ainsi que des aliments contenant de bons gras (petits poissons, noix et graines biologiques) qui aident à garder un taux de glucose sanguin plus stable et par le fait même à rééquilibrer la glycémie.

2. Faire de l’exercice :

De plus en plus d’études scientifiques rapportent les bienfaits de l’exercice sur la diminution de la résistance à l’insuline[1] et l’inflammation chronique[2]. L’essentiel pour obtenir des résultats intéressants est la régularité : 45 à 60 minutes quatre à six fois par semaines.

3. Éliminer le gluten et les produits laitiers :

Ces aliments ont tendance à causer de l’inflammation dans la muqueuse de l’intestin. Cette inflammation chronique peut augmenter la résistance à l’insuline et les désordres glycémiques ou créer une réponse immunitaire sous clinique entrainant à long terme de l’inflammation chronique systémique (cancer, maladies cardiovasculaires, etc.)[3]. Ce sujet à la mode mériterait à lui seul un article complet pour en saisir vraiment l’ampleur; j’y reviendrai dans l’avenir.

4. Améliorer sa gestion du stress :
Le stress chronique, en permettant une sécrétion trop fréquente de cortisol, va augmenter l’inflammation chronique ainsi que la résistance à l’insuline. Une des façons les plus simple de diminuer cette sécrétion est la respiration profonde. En effet, en gonflant l’abdomen à l’inspiration, le diaphragme descend et il s’ensuit une réponse automatique où la sécrétion de cortisol et l’état d’urgence sont diminués. Quand vous vous surprenez à être tendu prenez l’habitude de faire sept à dix respirations profondes. Encore une fois, plus cette façon de respirer devient fréquente, plus les bénéfices seront grand sur l’inflammation et la glycémie, mais aussi sur votre bien-être général.

Les plantes médicinales qui aident à régulariser inflammation chronique et glycémie
Certaines plantes médicinales agissent sur l’organisme au complet en régularisant l’axe hormonal entre l’hypothalamus, l’hypophyse et les surrénales (axe HHS). Ce sont les plantes médicinales adaptogènes. Le terme adaptogène a d’abord été défini en 1947 par un chercheur russe Dr. Nicolai Lazarev comme étant une substance permettant à l’organisme de s’adapter plus facilement aux changements et ainsi le protégeant des effets négatifs du stress[4]. En permettant à l’organisme de retrouver son équilibre hormonal, ces plantes médicinales si prises sur une longue période de temps (trois semaines à plusieurs mois) vont diminuer l’inflammation chronique et la résistance à l’insuline, mais aussi tout autre problème qui pourrait être présent comme l’infertilité, l’hypothyroïdie, l’insomnie, la fatigue, les allergies, etc.
Il existe de nombreuses plantes médicinales adaptogènes, mais celles que j’ai choisi de vous présenter sont plus indiquées pour les déséquilibres traités dans cet article :
Ginseng américain – Panax quinquefolius
Ginseng américain sauvage
Panax quinquefolius
Cette plante médicinale indigène à floraison printanière de la famille des araliacées poussait abondement au Québec il y a 60 ans et plus. Elle a été éradiquée par une récolte trop intensive; heureusement depuis quelques années elle est de plus en plus réimplantée dans nos régions. Ce sont les racines de cette plante à croissance lente qui sont surtout utilisées et récoltées pour leur propriété adaptogène. Prises en décoction longue ou en sirop, elles aideront à diminuer l’inflammation chronique et la résistance à l’insuline mais aussi à augmenter l’énergie et améliorer le sommeil. Cette plante est plus indiquée pour une personne qui a tendance à être fatiguée voir même épuisée et gagne à être prise au moins pendant trois mois pour un effet optimal.
Basilic sacré – Ocimum sanctum
Une autre plante médicinale adaptogène qui nous vient de l’Ayurveda, médecine traditionnelle indienne, et qui peut facilement être cultivée au Québec. Ce sont les sommités fleuries qui sont traditionnellement utilisées et étudiées et on peut la consommer sous forme d’infusion ou de teinture médicinale (extrait concentré dans l’alcool). Comme plante médicinale adaptogène, le basilic sacré équilibre les fonctions endocrines de tout l’organisme. Elle est très étudiée pour sa capacité à régénérer et protéger le système nerveux – maladie d’Alzheimer, Parkinson, hyperactivité, déficit d’attention et dépression nerveuse. Elle est aussi très utile pour diminuer l’inflammation chronique et régulariser la glycémie.[5] Les sommités fleuries de basilic sacré conviendront à presque tout le monde, surtout s’il y a tendance à l’anxiété ou à l’insomnie. Elles apporteront aussi un effet plus soutenu si elles sont prises sur une période d’au minimum trois mois.
Curcuma – Curcuma longa
Rhizome et poudre de curcuma
Curcuma longa
Cette plante médicinale tropicale est très étudiée pour ses propriétés antioxydantes et anti cancer. Son rhizome séché et mis en poudre est utilisé depuis des milliers d’années comme épice et pour ses vertus médicinales. La consommer avec un corps gras et du poivre augmentera son assimilation et son efficacité. En plus d’être antioxydant, le curcuma est très anti-inflammatoire et aide à diminuer l’hyperglycémie et la résistance à l’insuline[6].
En terminant, ajouter des plantes médicinales à son quotidien est relativement facile. Par contre, changer son alimentation, faire de l’exercice ou améliorer sa gestion du stress peut demander plus de discipline et de persévérance. Donnez vous du temps, intégrez un changement à la fois, mais surtout soyez persévérant. C’est l’effet répété dans le corps de tous ces facteurs qui donnera un résultat bénéfique et durable. 



[1] Yassine et al., Effects of Exercise and Caloric Restriction on Insulin Resistance and Cardiometabolic Risk Factors in Older Obese Adults — A Randomized Clinical Trial, Journal of Gerontology: MEDICAL SCIENCES, 2009. Vol. 64A, No. 1, 90 – 95
[2] Teixeira de Lemos et al., Regular Physical Exercise as a Strategy to Improve Antioxidant and Anti-Inflammatory Status: Benefits in Type 2 DiabetesMellitus, Hindawi Publishing Corporation, Oxidative Medicine and Cellular Longevity, Volume 2012, Article ID 741545, 15 pages
[3] Hyman, Mark MD, The Blood Sugar Solution, Little Brown and company, New York. p. 104
[4] Winston, David et Steven Maimes, Adaptogens : Herbs for Strength, Stamina and Stress Relief, Healing Arts Press, 2007, p. 17
[5] Sethi et al., Evaluation of Hypoglycemic and Antioxydant Effect of Ocimum sanctum, Indian Journal of Clinical Biochemistry, 2004,19 (2), 152-155.
[6] Aggarwal, B., Targeting Inflammation-Induced Obesity and Metabolic Diseases by Curcumin and Other Nutraceuticals., Cytokine Research Laboratory, University of Texas, 2011.

3 mai 2013

Désordres glycémiques et inflammation : deux alliés malfaisant – première partie



La glycémie (le taux de sucre dans le sang) et l’inflammation (qui permet de guérir les blessures) sont deux aspects de notre santé qui dans certaines situations peuvent entrainer plusieurs maladies, deux alliées qui peuvent devenir nocifs… En tantqu’herboriste thérapeute, je reçois souvent dans mon bureau des clientssouffrant de problèmes de glycémie ou d’inflammation chronique. Plus récemment j’ai remarqué, autant dans mes lectures que dans les bilans de santé que je fais auprès de mes clients, le lien fort qui existe entre les désordres glycémiques et l’inflammation chronique. Ces deux déséquilibres de processus normaux, surtout quand ils sont associés, peuvent entrainer de nombreux problèmes de santé (maladies cardiovasculaires, cancer, maladies auto-immunitaires, etc.).

Est-ce que je souffre d’un désordre de glycémie ?

Dans un corps en santé, l’organisme gère les glucides consommés pour conserver un taux de glucose le plus constant possible dans le sang. Une alimentation riche en « sucres rapides » ou à index glycémique élevé (farines raffinées : pain, pâtes alimentaires, gâteaux, biscuits, etc.) favorise un taux de sucre rapidement élevé dans le sang après consommation. Cette hausse de glycémie provoque la sécrétion d’insuline par le pancréas pour faire pénétrer ce glucose dans les cellules ou le stocker sous forme de gras ou glycogène pour un usage ultérieur. De plus, d’autres hormones comme le cortisol et l’adrénaline présentes en cas de stress aigüe ou chronique, favorisent la sécrétion de glucose emmagasiné et engendrent donc aussi une hausse de la glycémie, qui sera suivie par une sécrétion d’insuline. Si les gens ne changent pas leurs habitudes alimentaires ou de gestion du stress, cette danse entre le glucose et l’insuline perdurera et engendrera à la longue une fatigue du pancréas et une résistance à l’insuline, ce qui pourrait mener à un problème de diabète type II.

L’hypoglycémie réactionnelle, un des premiers signes que votre corps ne gère plus le glucose de façon appropriée, avec ses chutes d’énergies dans la journée et ses symptômes d’irritabilité ou de baisse de concentration avant les repas est mieux connue. Par contre, ce qu’on appelle le syndrome métabolique, ou syndrome X, est peut être moins compris mais tout aussi important à soigner pour éviter que le problème ne s’empire. Dans le syndrome métabolique, il n’y aura pas forcément une hausse de glycémie à jeun mais un taux anormalement élevé d’insuline et un ensemble de problèmes de santé pouvant inclure :


  • Résistance à l’insuline 
  • Hypercholestérolémie 
  • Hypertension 
  • Obésité ventrale ou abdominale 
  • Syndrome des ovaires polykystiques avec hyperandrogénie et infertilité chez la femme : des niveaux élevés d’insuline et la résistance à l’insuline des cellules entrainent une augmentation de l’hormone DHEA, de la sécrétion de l’hormone luthéinisante, des facteurs de croissance IGF 1 et IGFBP-1 ainsi qu’une diminution de l’hormone SHBG. Tous ces déséquilibrent entrainent une augmentation de la testostérone qui chez la femme peut conduire aux syndrome des ovaires polykystiques, à l’infertilité et à l’hyperandrogénie. 
  • Inflammation chronique


Cette situation peut également dégénérer en diabète de type II, où la résistance à l’insuline jumelée à une fatigue du pancréas entraine une hyperglycémie non contrôlée. De l’hypoglycémie réactionnelle au diabète type II, les causes restent les même et les changements d’habitudes de vie jumelés aux plantes médicinales peuvent aider énormément.

Par ailleurs, un taux élevé d’inflammation, causé par une alimentation déséquilibrée (pauvre en acide gras essentiels ou trop riches en gras trans par exemple) ou un stress chronique, peut entrainer de la résistance à l’insuline ou vice versa.[ii] Ces deux problèmes de santé : la résistance à l’insuline et l’inflammation chronique, sont donc intimement liés. Il n’est donc pas surprenant qu’ils soient souvent présents tous les deux dans les causes de plusieurs problèmes de santé : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires, maladies dégénératives du cerveau : Alzheimer ou Parkinson[iii].

Qu’est-ce qui entraine de l’inflammation chronique ?

En tant normal, l’inflammation est une réponse saine et souhaitée de l’organisme, plus spécifiquement du système immunitaire, à une atteinte d’un tissu pour le réparer. Par contre, dans ma pratique je rencontre souvent des clients chez qui ce mécanisme de réparation est déséquilibré et où l’inflammation perdure de façon chronique avec de la douleur (fibromyalgie, arthrite rhumatoïde, etc.) ou sans (problèmes de peau, maladies cardiovasculaires, etc.).

Il existe plusieurs sources alimentaires d’inflammation chronique dont :

·      Le sucre et les farines raffinées, en augmentant la sécrétion d’insuline, vont entrainer une série de réactions chimiques qui entraineront de l’inflammation chronique. De plus, ce sucre en circulation sera vite stocké dans des cellules adipeuses par l’organisme; ces adipocytes sécrèteront aussi des molécules inflammatoires pour contribuer à l’inflammation chronique.
·      Les intolérances alimentaires ou réactions allergiques à retardement du système digestif impliquant des IgG peuvent contribuer à la résistance à l’insuline et à une inflammation chronique; en particulier quand elles ne sont pas diagnostiquées puisque la personne continue de consommer l’aliment causant la réaction allergique ou l’inflammation de la muqueuse digestive. Le sujet des intolérances alimentaires ainsi que ses mythes et vérités, mérite à lui seul un article complet mais ce sera pour une prochaine fois…
·      Le manque de bons gras dans l’alimentation (acides gras essentiels ou gras polyinsaturés) et l’excès de gras trans. En effet, ce déséquilibre va directement entrainer de l’inflammation chronique dans tout l’organisme.

Mais le coupable le plus présent et selon moi le plus sournois reste le stress chronique. En effet, en percevant les évènements incontrôlables de la vie comme des « dangers» potentiels, notre organisme réagit comme s’il était menacé de façon chronique. Nos glandes surrénales produisent du cortisol, qui en circulation de façon chronique va nuire à nos systèmes nerveux, endocriniens et immunitaires. Dans son livre « When the Body Says No », le médecin Gabor Maté explique, à travers plusieurs études de cas, comment par exemple le manque de sécurité dans l’enfance ou des émotions réprimés peuvent engendrer ces mêmes réponses négatives physiologiques de stress et mener à des problèmes de santé comme la sclérose latérale amyotrophique, des cancers ou autres maladies dégénératives. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un travail stressant ou de vivre toute une série d’évènements difficiles pour que l’organisme en soit affecté. C’est souvent notre perception de la réalité qui va avoir le plus grand impact sur la sécrétion de nos hormones de stress. Ainsi, les techniques de relaxation qui ramènent dans le moment présent ou la méditation sont très efficaces pour diminuer les quantités de cortisol en circulation et ainsi aider à la santé.

Il existe donc un fort lien entre l’insuline, qui permet au glucose d’entrer dans les cellules et d’être emmagasiné pour un usage ultérieur et le cortisol, qui permet l’inflammation salutaire à la guérison des tissus. Ces deux hormones sont nécessaires et bénéfiques, mais quand elles sont présentes de façon chronique et exagérée elles peuvent entrainer plusieurs maladies. Ce qui est formidable c’est que des changements simples d’habitudes de vie et d’alimentation, ainsi que plusieurs plantes médicinales, peuvent aider à ramener l’équilibre dans votre corps. Je vous en parlerai dansdeux semaines, à bientôt!




[i] Wood, Sara g. ND, Elevated Androgens and Insuline Risistance in PCOS : The « Chicken and the Egg » and the Importance of Thorough Evaluation of Obese and Nonobese Patients. Townsend Letter – April 2013, p. 58 à 61
[ii] Hyman, Mark MD, The Blood Sugar Solution, Little Brown and company, New York. p. 99
[iii] Murialdo G. et al. Relationships between cortisol, dehydroepiandrosterone sulphate and insulin-like growth
factor-I system in dementia.
Journal of Endocrinological Investigation [2001, 24(3):139-146]

12 avril 2013

Épuisement ou Burn-out et plantes médicinales


Le burn-out ou surmenage peut aussi être diagnostiqué comme un « déficit d’adaptation ». Dans tous les cas il équivaut à un épuisement profond du système nerveux et des glandes surrénales; ayant pour conséquence que la personne est plus irritable, anxieuse ou « à fleur de peau », fatiguée voir même épuisée. Le rôle des plantes médicinales sera de nourrir les systèmes nerveux et endocriniens pour que l’organisme retrouve sa résilience et son calme. Un suivi par un herboriste thérapeute accompagné de massages énergétiques chinois et d’acupression sur des points stratégiques rendra le traitement encore plus efficace.

Plantes médicinales pour soutenir le corps en guérison d’un burn-out

Dans le cas de l’épuisement, qu’il soit professionnel ou à cause d’évènements spécifiques dans la vie, les glandes surrénales sont souvent fatiguées. Comme je l’ai déjà expliqué dansquelques articles passés, le stress chronique entraine une fatigue des glandessurrénales. À la longue, cet état peut affecter les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire pouvant causer différents problèmes de santé : infections à répétition, insomnie, anxiété, fatigue, voir même des déséquilibres plus grave comme le diabète type II, l’infertilité, le cancer, etc. Certaines plantes médicinales qu’on appelle adaptogène vont directement nourrir et régénérer les glandes surrénales et ainsi aider à rééquilibrer les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire.

Ce sont souvent des plantes traditionnellement utilisées en médecine chinoise ou ayurvéda (médecine traditionnelle indienne) comme panacées. En effet, en aidant à rééquilibrer toutes les hormones de l’organisme elles donnent l’impression de « tout » guérir puisque toutes les fonctions de votre corps sont gérées par des hormones. De l’hypertension à l’hypotension, en passant par l’insomnie, la fatigue, les cancers et j’en passe, ces plantes seront d’un grand soutien. De plus, en augmentant notre capacité d’adaptation aux changements elles sont donc toutes indiquées spécialement en cas de « déficit d’adaptation ».

Dans le cas de ces plantes adaptogènes, l’effet commence a être perçu en deux à trois semaines. Les premiers changements sont souvent au niveau de la qualité du sommeil et de l’énergie, ou encore de la résistance aux changements et au stress. Par contre, leur effet est cumulatif. Elles gagnent donc à être prise sur de longues périodes de temps, des mois voir des années dépendant de chaque personne. En voici deux exemples que je choisis plus particulièrement dans ma pratique d’herboriste thérapeute pour aider dans les cas d’épuisement grâce à leur apport en énergie, leur soutien à un sommeil de qualité et au système nerveux.

Racines d’ashwagandha – Whitania somnifera

Plant avec les racines d'ashwagandha
Whitania somnifera
Comme toutes les plantes adaptogènes, les racines d’ashwagandha aideront à nourrir et régénérer les glandes surrénales pour diminuer l’impact du stress chronique sur les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire. Ainsi, elle permet de retrouver sa capacité d’adaptation, que ce soit au niveau physique ou émotif. Comme son nom l’indique – « somnifera », les racines d’ashwagandha aideront à un sommeil profond et réparateur. Ce qui peut sembler paradoxal c’est que cette plante aidera à retrouver énergie et vitalité. Il est même écrit traditionnellement qu’elle peut redonner l’énergie « d’un jeune étalon » - ce qui n’est pas peu dire! Elle est d’ailleurs beaucoup utilisée pour augmenter la fertilité et la libido.

Ces racines sont aussi un grand soutien anti-inflammatoire. Pour toute douleur chronique, elles aideront à diminuer l’inflammation et augmenter la guérison des tissus. L’ashwagandha peut être cultivée au Québec mais ne sera pas vivace, on récoltera donc les racines à la fin du premier été. On peut consommer les racines d’ashwagandha sous forme de décoction, de sirop ou de teinture à raison de 3 à 10 g par jour de plante sèche ou 2 à 5 ml par jour de teinture.

Sommités fleuries de basilic sacré – Ocimum sanctum

Sommités fleuries de basilic sacré
Ocimum sanctum
Ces sommités fleuries au gout très agréable et proches cousines de notre basilic alimentaire sont aussi adaptogènes. Elles aideront donc à régénérer les glandes surrénales et l’équilibre complet de l’organisme. Ce qui est particulier de cette plante selon moi est son soutien intéressant au niveau du système nerveux. Elle aidera à retrouver calme et concentration ainsi que joie de vivre et motivation.

Le basilic sacré est très facile à cultiver et on peut en faire plusieurs récoltes dans l’été pour en avoir une réserve intéressante pour les saisons froides. Il se consomme sous forme d’infusion, à raison de 3 à 10 g de plante sèche par jour, ou de teinture à raison de 2 à 5 ml par jour.

Plantes médicinales pour nourrir le système nerveux

Sommités fleuries d’avoine – Avena sativa

Sommités fleuries d'avoine
Avena sativa
Aussi appelée avoine fleurie, ces sommités nourrissent en profondeur le système nerveux. Au niveau cellulaire elles aident à refaire la gaine de myéline qui assure une bonne conductibilité des influx nerveux. Concrètement elles diminuent l’anxiété, augmentent la tolérance à la douleur et sont un soutien important dans le traitement de la dépression et du burn-out.

L’avoine est cultivée au Québec, surtout pour ses céréales (le grain mure venant de la sommité fleurie recherchée en herboristerie). On récolte les sommités fleuries en juillet, quand un suc laiteux sort de la fleur écrasée. On peut les consommer sous forme d’infusion, à raison de 3 à 10 g de plante sèche par jour, ou de teinture à raison de 2 à 5 ml par jour.

Sommités fleuries de scutellaire – Scutellaria lateriflora

Sommités fleuries de scutellaire
Scutellaria lateriflora
Une autre grande tonique du système nerveux, les sommités fleuries de scutellaire vont aider à rester centré et calme à travers les tempêtes de la vie. La scutellaire est une grande antispasmodique du système nerveux, traditionnellement utilisée pour diminuer les crises d’épilepsie, je l’utilise dans ma pratique d’herboriste pour diminuer les tics nerveux, douleurs et anxiété avec succès.

La scutellaire peut être retrouvée à l’état sauvage dans les endroits ombragés et humides mais en général en trop petites quantités pour la récolter. Elle est facile à cultiver et reviendra année après année. On récolte les sommités fleuries vers la fin juillet et on la consomme surtout sous forme de teinture à raison de 2 à 5 ml par jour puisque certains écrits disent qu’elle perd de son efficacité au séchage. Par contre, dans ma pratique, plusieurs de mes clients disent en avoir ressenti les bienfaits en infusion…

Le rôle du massage énergétique chinois dans le retour vers la santé après un épuisement

Comme tout bon massage, son premier rôle en sera un de détente profonde. Cet état de relaxation permet au corps de mettre son énergie vers la guérison plutôt que la gestion des tensions et des douleurs qui peuvent s’ensuivre. L’autre rôle de ce massage énergétique, tout aussi important sinon plus, en sera un de tonification de l’énergie vitale. En effet, grâce à une pression exercée sur certains points spécifiques, on arrive à tonifier l’énergie de la Rate, des Reins ou des Poumons, dépendant des besoins individuels, pour avoir une plus grande énergie au quotidien.

Après quelques semaines les bienfaits des plantes médicinales et du massage se font déjà sentir. Après quelques mois, la personne est plus « solide » et globalement bien dans sa peau. Avec le temps, les changements d’habitudes de vie sont plus faciles à intégrer au quotidien. En apprenant à mieux gérer son environnement avec des petits changements, des plantes médicinales ou le massage énergétique chinois, l’impact du stress chronique sur l’organisme est diminué et la santé augmentée pour le reste de la vie!

22 mars 2013

Deux trucs infaillibles et prouvés pour améliorer votre santé!


Je viens de donner un cours sur l’accompagnement des personnes atteintes de cancer avec les plantes médicinales à des élèves en herboristerie. Encore une fois je suis émerveillée devant cette machine fabuleuse qu’est le corps humain. La communication qui existe entre toutes les cellules, quand elle marche bien, est simple et efficace. Chacune de vos cellules accompli son travail quotidiennement – fabrication d’énergie, d’hormones, de neurotransmetteurs selon le cas. Et tout cela dépend entièrement de liens chimiques plus ou moins solides selon les molécules et les atomes qui se lient entre eux pour former enzymes, coenzymes, prostaglandines, chaines d’ADN, neurotransmetteurs, hormones, organites cellulaires, cellules, tissus, organes et votre corps en entier.

Malheureusement, vie rapide du 21ème siècle, environnement chargé de toutes sortes de nouvelles substances chimiques à éliminer, alimentation riche en glucides et moins riche en vitamines et minéraux font que ces liens si fragiles entre les atomes et molécules qui nous gardent en vie sont menacés. Plus le temps passe, plus nous pouvons accumuler des bris dans ces liens, entrainant mutations génétiques ou métabolisme cellulaire moins efficace et un vieillissement prématuré. C’est souvent ces sources de déséquilibres qui amènent les gens à venir me consulter en tant qu’herboriste.

Comment garder un corps en santé

Ce qui reste le plus important est encore une fois le plus simple : faire de l’exercice et choisir des aliments vivants et riches en nutriments. Mais changer les habitudes de vie est la chose la plus difficile que j’ai eu à faire, plus dure même des fois, à faire au quotidien, que l’éducation de ma fille…

Combien de mes clients viennent me voir et savent très bien qu’ils ne font pas assez d’exercice… En fait, je sais moi même très bien que je n’en fais pas assez, en ce moment même où j’écris ces lignes, je fais le choix de travailler plutôt que de bouger et d’aider mes cellules à respirer de l’oxygène pour leur permettre de fabriquer l’énergie dont elles auront besoin pour se réparer et réparer mes chaines d’ADN afin de me garder en santé.

En effet, il suffit de 150 à 200 minutes par semaine d’exercice modéré, ou 30 à 60 minutes la plupart des jours de la semaine, pour diminuer de moitié les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète ou de cancer. L’important est la constance et la persévérance plutôt que l’intensité de l’exercice. En effet, à partir de 30 minutes, trois fois par semaine un impact se fait sentir au niveau de la glycémie et de la résistance à l’insuline des cellules.

En tant qu’herboriste, un de mes rôles est d’aider mes clients à trouver comment intégrer l’exercice dans leur quotidien pour qu’ils retrouvent leur autonomie par rapport à leur santé. Certains commencent par cinq minutes d’exercice par jour, d’autres un « tour du bloc » par jour, il n’y a jamais de début trop petit! Pensez à quand vous étiez en maternelle ou première année, combien le concept de multiplication ou de division vous semblait impossible à atteindre…

En plus de régulariser la glycémie, l’exercice régulier aider à diminuer la constipation chez les personnes qui ont tendance à en faire pour ainsi mieux éliminer les déchets. Vous vous sentirez plus dynamique, d’humeur plus stable, et surtout aiderez la santé de vos systèmes immunitaire, nerveux et endocrinien pour diminuer les risques de maladies dégénératives comme le cancer, la maladie d’Alzheimer et bien d’autres.

Et l’alimentation pour la vitalité

La deuxième chose la plus importante après l’exercice et avant l’ajout de plantes médicinales je dirais est de choisir ses aliments pour leur qualité nutritive. L’important n’est pas le nombre de calories que vous consommez, ou ne consommez pas, mais ce qui se retrouve dans ces calories.

Un autre trait commun de beaucoup de mes clients est le manque de protéines dans leur alimentation. Le petit déjeuner sera souvent composé de céréales commerciales avec lait ou lait soja ou pain et confiture ou même des fois un café sans nourriture. Le temps manquant au travail il n’y aura ni pause ni collation avant l’heure du diner. Au midi ce sera souvent un sandwich ou salade ou soupe. J’énumère ces listes d’aliments en toute humilité et sans jugements. Je veux surtout apporter de la clarté. Je mangeais moi même du pain avec de la confiture et un café le matin jusqu’à il y a un peu plus de cinq ans et ait vu mon énergie, mon humeur et ma concentration s’améliorer énormément en intégrant plus de protéines et en éliminant les stimulants dans la première partie de ma journée.

En effet, en mangeant des protéines en début de journée (noix, œufs, fromage, légumineuse et même viande de qualité), cela permet au corps d’avoir un taux de sucre dans le sang beaucoup plus stable pour vous donner de l’énergie sur une plus longue période de temps. À long terme, ce changement aide à diminuer les risques de syndrome métabolique et plus tard de diabète type II.

Et les plantes médicinales pour la gestion du stress

Je ne pourrais pas terminer cet article sans parler de l’impact négatif du stress dans l’organisme. De la médecine traditionnelle chinoise qui parle de conservation de l’énergie aux découvertes du Dr Selye sur les effets physiologiques du stress dans l’organisme, de nombreux auteurs se sont penchés sur la question et s’entendent pour dire que le stress chronique, la perception de stress chronique ou la retenue d’émotions comme la colère et la culpabilité, emmènent un vieillissement prématuré des cellules et des déséquilibres hormonaux qui peuvent entrainer plusieurs problèmes de santé.

Dans ma pratique d’herboriste, les plantes que je suggère le plus souvent sont les plantes médicinales qu’on dit « adaptogènes ». Comme je l’ai déjà mentionné dans quelques articles de ce blog, ce sont des plantes qui, en rééquilibrant les glandes surrénales et l’axe entre ces dernières, l’hypothalamus et l’hypophyse peuvent rééquilibrer toutes les fonctions endocrines (thyroïde, pancréas, reproduction) et améliorer la santé des systèmes nerveux et immunitaire.

Pour en savoir plus, voici quelques articles qui en parlent :